La privatisation de l’électricité
nuit gravement à votre facture

Les salariés et leurs représentants des CSEC d’EDF et Enedis vous alertent sur le lien entre l’augmentation des prix de l’électricité et la privatisation du secteur de l’énergie.

La baisse générale des prix promise par l’ouverture à la concurrence n’a jamais eu lieu. A l’inverse, elle a fait place à un mouvement massif de hausse tarifaire.

Entre 2006 et 2020, les tarifs de l’électricité ont augmenté de 60%.

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Historique des prix de l’électricité

Cliquez sur le graphique afin de mieux comprendre les conséquences des années de privatisation sur votre facture d’électricité.

Cliquez sur les dates afin de mieux comprendre les conséquences des années de privatisation sur votre facture d’électricité de 1996 à nos jours.

1996 - 1ère directive européenne : création du marché de l’électricité

La directive européenne 96/92/CE introduit une séparation des activités de production, de transport, de distribution et de fourniture d’électricité ainsi que l’ouverture à la concurrence de la production et de la fourniture.

Cette première étape de la libéralisation implique la création du « marché intérieur de l’électricité » et marque un tournant du secteur électrique impliquant 17 pays différents. Cela signifie la fin des monopoles nationaux, tel que celui d’EDF et donc, la fin de garantie d’un prix stable pour les usagers.

2000 - Introduction de la taxe Charge de Service Public d'Électricité (CSPE)

En votant la loi du 10 février 2000, relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité, l’État impose aux usagers d’EDF de payer la taxe Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE). Elle prépare l’arrivée de plusieurs acteurs privés sur le réseau public.

Elle est payée directement par l’usager sur sa facture.

A l’origine, la CSPE devait financer les aides en alimentation électrique des plus démunis, la péréquation tarifaire et le soutien aux énergies renouvelables. Cette taxe devient rapidement le moyen idéal pour financer un développement incontrôlé de champs d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques (ENR) fabriqués à l’étranger.

Ces “ENR” sont plébiscités par les investisseurs privés car leur production d’électricité est rachetée à prix d’or par EDF. En effet, ce soutien oblige EDF à racheter la production d’électricité à partir des énergies renouvelables. Le prix de rachat de cette énergie est facturé 4 fois plus cher à EDF que sa valeur réelle sur le marché.

La différence, tout comme les prix de raccordement, sont payés par le consommateur.

Cette taxe est en constante augmentation depuis son entrée en vigueur en 2003. 

En 2021, elle représente 25% du coût de la facture d’électricité.

Elle est utilisée à 62% pour financer des ENR.

2003 - 2nd directive européenne : ouverture à la concurrence pour les professionnels

La Directive 2003/55/CE vient donner un coup d’accélérateur à la destruction du service public de l’électricité.  Elle abroge la précédente directive et impose aux États de mettre en œuvre le démantèlement des entreprises publiques intégrées comme EDF en séparant les activités de production, de transport, de distribution et de fourniture d’électricité.

La promesse ? « Stimuler la concurrence au bénéfice des consommateurs ».

Le résultat ? 30% du marché est ouvert à la concurrence et tous les professionnels peuvent souscrire le contrat de fourniture d’électricité de leur choix.

2004 - Ouverture du capital d’EDF, en avant la privatisation des entreprises publiques de l’énergie

EDF perd son statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) pour devenir une société anonyme (SA). Ce choix fut effectué afin de réduire le plus important producteur d’électricité français (97% de la production nationale) à l’état de simple concurrent.

Par ailleurs, EDF perd également sa capacité d’emprunts garantis d’état qui lui permettait de construire les parcs de production thermiques, hydrauliques et nucléaires tout en assurant des prix corrects pour les usagers. En parallèle, 70% du marché est ouvert à la concurrence.

2007 - Ouverture totale du marché de l’électricité

Le 1er juillet 2007, les marchés de distribution de l’électricité aux ménages sont définitivement libéralisés. À cette date, c’est l’aboutissement de 10 ans de directives européennes.

Progressivement mises en œuvre en France sous les gouvernements Jospin et Raffarin auprès des grandes entreprises (2000), des PME (2004) et désormais des particuliers. Les français peuvent maintenant choisir leur fournisseur d’énergie.

2010 - La loi NOME : un marché artificiel de l’électricité

Ces nouveaux fournisseurs achètent l’électricité au prix de gros sur le marché et la revendent ensuite aux consommateurs. Mais la concurrence se fait difficilement en France en raison des prix élevés sur le marché et du prix très compétitif du Kilowatt/h nucléaire made in France vendu par EDF.

En décembre 2010, le législateur fait voter la loi « NOME » (Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) afin de permettre une ouverture effective du marché avec la promesse de le rendre plus compétitif au bénéfice du consommateur.

Depuis 2010, nous assistons à la mise en place d’un marché artificiel affaiblissant le service public avec pour première conséquence : une augmentation significative des tarifs. La seconde étant l’amputation des moyens d’investissements pour le Service Public.

2011 - L’ARENH : la privatisation de l’électricité se poursuit

Créé par la loi NOME de 2010, l’acronyme “ARENH” pour “Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique” correspond à un mécanisme de destruction du service public au profit des acteurs privés.

Ce mécanisme contraint EDF à céder un quart de sa production nucléaire à ses concurrents. En parallèle, et contrairement à toutes les autres énergies, le prix de la production nucléaire d’électricité n’a pas été réévalué depuis 2012. Cette énergie est donc vendue à un tarif dérisoire par les pouvoirs publics alors que la concurrence, elle, fixe librement ses prix et génère du profit.

Résultat : les fournisseurs privés concurrents d’EDF peuvent vendre de l’électricité sans investir un euro !

Ce mécanisme qui se voulait temporaire pour permettre aux concurrents de structurer leur production témoigne, dix ans plus tard, de son échec. D’un côté, une poignée d’actionnaires se sont enrichis. De l’autre, EDF est étranglé et la concurrence se résume à quelques grands groupes.

Pire encore, avec l’augmentation des tarifs de l’énergie, les concurrents privés d’EDF font pression pour que le Gouvernement remette en cause le plafond prévu par l’ARENH. Rien ne les arrête !

Exemple :

Très actif contre le plafond de l’ARENH, le groupe TOTAL mène une véritable fronde contre EDF auprès du Gouvernement. Que dire de l’augmentation des prix des carburants ?

2019 - L’affaiblissement d’EDF se poursuit et la facture flambe

L’Europe et le Gouvernement ne se contentent pas d’affaiblir EDF en l’obligeant à vendre sa production à ses concurrents à prix bradé. La Commission ordonne également à la France de supprimer définitivement son système de réglementation tarifaire.

Adoptée le 11 avril 2019, la loi PACTE supprime les Tarifs Réglementés de Vente (TRV) pour les professionnels. Avec la fin des tarifs régulés, il ne s’agit plus d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’augmenter les prix pour enrichir la concurrence !

Les augmentations des TRV en 2021 n’ont aucun lien avec les coûts d’EDF mais artificiellement calculés et remontés pour permettre à la concurrence de proposer des tarifs inférieurs tout en faisant progresser leurs marges commerciales.

2020 - Projet « Hercule »

Le Gouvernement français et les dirigeants du groupe EDF annoncent le lancement du projet “Hercule”. Ce projet, travaillé en catimini entre l’Élysée et Bruxelles, avait pour but de scinder EDF en trois sociétés distinctes.

Long rêve de la Commission Européenne, le projet avait pour but de séparer les activités de commercialisation et de production. L’objectif inavoué ? Privatiser les secteurs les plus rentables, au profit de la concurrence.

Malgré la crise sanitaire, les syndicats, les usagers et les élus locaux se sont mobilisés ensemble contre le projet de démantèlement du groupe intégré EDF.

Plus de 100 000 personnes se sont prononcées contre la destruction du groupe et, face à la gronde, le Président de la République a dû reculer.

2021 - Un marché artificiel défaillant exacerbé par l’inflation des prix de l'énergie

En 2021, les prix du gaz et de la tonne de CO2 ont augmenté considérablement et durablement. Cette situation provoque, dès le mois de septembre, une hausse des prix sur les marchés de gros de l’électricité.

Loin d’être conjoncturelle, cette hausse est le résultat d’une demande mondiale en gaz en augmentation alors que les ressources diminuent. L’ironie tient dans le fait que le gaz est utilisé pour compenser les énergies de compensation (sic) type éoliennes ou photovoltaïque.

Pire encore, les français paient une électricité dont le coût est indexé sur le prix du gaz et de la tonne de CO2, alors que l’énergie qu’ils utilisent est produite en France, par EDF, sans même utiliser ni gaz, ni CO2 !

Pourtant, et malgré un marché artificiel, de nombreux concurrents privés d’EDF sont aujourd’hui en grande difficulté et ne sont plus en capacité de fournir leur clientèle. C’est le cas pour 95% de ceux qui ne sont pas producteurs.

C’est pourquoi, le Gouvernement a désigné EDF, le mardi 07 décembre 2021, pour assurer à titre transitoire la continuité d’approvisionnement des consommateurs dont le fournisseur serait défaillant. D’autres fournisseurs, dans l’incapacité d’assurer leurs livraisons d’électricité appellent directement leurs « clients » à redevenir des « usagers » d’EDF !

ANNÉES 1996 2000 2003 2004 2007 2010 2011 2019 2020 2021 PRIX

Pourquoi le prix de l’électricité augmente ?

Les tarifs de l’électricité ont augmenté de 60% entre 2006 et 2020, selon un rapport de l’INSEE.

Depuis 2004, la séparation d’EDF et GDF, l’ouverture du capital, l’ouverture à la concurrence, sont autant d’étapes dans le démantèlement du service public de l’électricité. Ces mesures ont eu deux conséquences pour les consommateurs-usagers, devenus des clients : une baisse de la qualité du service et l’augmentation du prix de l’électricité (+60% en 15 ans).

À cause de qui et de quoi ?

L’État détruit le service public en organisant sa privatisation dès 2004.

Le marché boursier a fait augmenter les prix de manière significative.

Sous la pression de Bruxelles, la France a dû créer artificiellement un marché concurrentiel de l’électricité et renoncer à sa souveraineté énergétique. L’opération de démantèlement du service public de l’énergie débute avec le vote de plusieurs directives en 1996 et 2003 qui actent et prévoient l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie.

Dès lors, se sont succédées plusieurs étapes telles que l’ouverture du capital d’EDF, la séparation des activités de production, transport et distribution, la taxe CSPE ou encore la mise en place de l’ARENH…

Autant de processus qui ont fait basculer l’entreprise nationale d’établissement public à un concurrent devant mettre une partie de sa production sur le marché.

Jusqu’en 2007, le marché français de l’énergie à destination des particuliers a été épargné et assurait aux usagers / consommateurs du pays des tarifs maîtrisés.

À l’heure actuelle, l’ouverture à la concurrence est un échec complet et le constat cinglant.

Premièrement, là où la baisse générale des prix était promise, c’est au contraire un mouvement massif de hausse qui s’est produit laissant 13 millions de personnes en situation de précarité énergétique.

Ces augmentations sont organisées par le marché européen qui prévaut désormais. Le tarif de l’électricité est calculé à partir du prix du gaz et de la tonne de CO2. Une aberration quand on sait que l’électricité est produite en France, par EDF, sans même utiliser ni gaz, ni Co2.

L’envolé des prix sur le marché est devenu à tel point incontrôlable que certains concurrents sont aujourd’hui dans l’incapacité d’assurer leurs livraisons d’électricité et appellent directement leurs « clients » à redevenir des « usagers » d’EDF.

Depuis septembre dernier, l’État essaie de contrer l’augmentation de la facture en vain. Pour nos voisins européens, l’ouverture à la concurrence n’est pas plus bénéfique puisque l’Espagne a vu le prix de l’électricité augmenter de 120% entre 2000 et 2017 selon le journal El Pais.

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60%

Pourquoi exiger un service public de l’énergie ?

Nous avons gagné une première victoire dans la bataille contre le projet Hercule !

Par le biais de notre action collective, nous avons réussi à mettre sur pause le projet de démantèlement du groupe EDF. Aujourd’hui, nous restons mobilisés pour que ce pas supplémentaire vers une privatisation complète ne voie jamais le jour.

L’année 2022 sera une année déterminante dans notre paysage politique. Les Français devront faire des choix structurants pour leur avenir.

L’énergie est un bien public, vital, l’électricité un bien de première nécessité qui sert tous les Français dans leur quotidien.

Nous voulons

Établir le bilan des 25 dernières années de mise en concurrence et de démantèlement du service public de l’énergie et le comparer au bilan des 50 années précédentes de l’histoire d’EDF, monopole public.

Un véritable secteur public de l’énergie pour retrouver une maîtrise totale des tarifs, l’indépendance énergétique et donc économique pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens et les capacités des entreprises du pays.

Associer les citoyens, les associations de consommateurs, les élus, les collectivités propriétaires des réseaux ainsi que les représentants des salariés à une co-construction de l’avenir énergétique en France pour répondre aux défis de notre temps.

Une énergie 100% publique,
c’est la garantie de factures 100% maîtrisées !

Dans la presse

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